Bourse : Analyser l’action d’une entreprise

Bourse : Analyser l’action d’une entreprise

Dans cet article, nous verrons comment analyser l’action d’une entreprise en bourse.



Contrairement à l’analyste professionnel, l’investisseur particulier n’a pas le temps de passer des heures, voire des journées entières, à analyser l’action d’une entreprise pour déterminer s’il s’agit d’un bon investissement.

C’est pourquoi il faut développer une méthodologie qualitative et relativement rapide.

Malheureusement, il n’existe aucun indicateur magique qui permet de juger de la qualité d’un investissement en 5, 10 ou même 15 minutes. Si vous voulez faire une analyse sérieuse, il faut y passer au moins quelques heures.

Aujourd’hui, je vous présente ma méthode d’analyse en 5 étapes. Bien entendu, ce n’est ni la seule ni la meilleure façon d’analyser une entreprise. Chaque investisseur a sa propre méthode. Je partage la mienne afin de fournir les bases à ceux qui ne savent pas par où commencer.

Enfin, je tiens à rappeler qu’il existe beaucoup d’exceptions à chacune des déclaration ci-dessous. Néanmoins, pour rester accessible, je présente les grandes lignes de chaque idée.

Voyons maintenant les 5 étapes pour analyser l’action d’une entreprise.


PREMIERE ETAPE : L’analyse des éléments financiers


Pour analyser l’action d’une entreprise, il faut commencer par faire un état des lieux de ses finances. L’analyse des éléments financiers se décline en trois temps :

  • Comprendre la capitalisation boursière.
  • Analyser la performance du prix de l’action au cours des dix dernières années.
  • Scruter le compte de résultat, le bilan et le flux de trésorerie.

1 – Comprendre la capitalisation boursière

Qu’est-ce que la capitalisation boursière ?

La capitalisation boursière est égale à la valeur des actions en circulation. Pour l’obtenir, on multiplie le prix de l’action par la quantité d’actions en circulation.

Voici le barème qui permet de situer la capitalisation boursière d’une entreprise :

  • Large cap (grosse capitalisation) : Capitalisation > à $10 milliards
  • Mid cap (capitalisation moyenne) : Capitalisation $2Md < $10Md
  • Small cap (petite capitalisation) : Capitalisation < $2Md

La capitalisation boursière donne les indications suivantes :

  • La volatilité potentielle du cours de l’action.
  • L’étendue de l’actionnariat de l’entreprise.
  • La taille potentielle du marché auquel l’entreprise s’adresse.

En général, les entreprises qui ont une très forte capitalisation boursière sont des entreprises matures aux revenus stables. Souvent, ce sont des transnationales qui s’adressent à un très large marché et qui ont des revenus diversifiés. Ainsi, le cours de l’action sera potentiellement moins volatil. En contrepartie, elles ont aussi moins de possibilité de forte croissance, donc d’appréciation du prix de l’action. Enfin, ce sont souvent des entreprises qui versent des dividendes.

Les entreprises à faible capitalisation boursière sont des entreprises plus jeunes qui s’adressent à un marché plus restreint. Ce sont souvent des entreprises en plein croissance, aux revenus moins diversifiés. L’instabilité de leurs revenus a pour conséquence une forte volatilité du prix de leur action. Toutefois, ces entreprises ont un fort potentiel de croissance et d’appréciation d’actif. Enfin, ces entreprises payent rarement un dividende ; Si elles en payent, il est souvent irrégulier et sujet à réduction ou élimination.

Les entreprises à capitalisation boursière moyenne se situent entre les deux.

Où trouver la capitalisation boursière ?

On peut trouver la capitalisation boursière d’une entreprise sur Yahoo Finance, en recherchant l’entreprise qui nous intéresse. La capitalisation boursière de l’entreprise est affichée dans l’onglet “Sommaire”. On voit que Apple a une capitalisation boursière de plus de 2000 milliards de dollars (trillion en anglais). Pour info, c’est l’entreprise avec la plus grosse capitalisation boursière au monde.

source Yahoo! Finance

Sur quel marché est listé l’action ?

Maintenant que vous connaissez la capitalisation boursière de l’entreprise, la prochaine étape consiste à savoir sur quel marché est listée l’action. C’est une étape importante, car certaines actions sont listées sur des marchés secondaires ou “exotiques”. Si c’est le cas, votre broker ne la proposera peut être pas, ce qui veut dire que cela ne sert à rien de l’analyser.

Plus l’action est listée sur un marché connu, plus elle sera accessible et moins les frais de commissions seront élevés. Au contraire, une action listée sur un marché exotique sera difficile d’accès et peut engendrer des frais de courtage très élevés.

On voit sur cette page qu’Apple est listé sur le Nasdaq, le marché américain qui regroupe les entreprises du secteur de la technologie. C’est donc une action accessible qu’il sera facile d’acheter ou vendre quand bon vous semble, en payant des frais de commissions raisonnables.

source : Yahoo! Finance

A ce niveau, vous ne portez aucun jugement sur l’action en soi. C’est l’étape préliminaire pour la suite.

2 – La performance du prix de l’action

La deuxième observation liminaire concerne la performance du prix de l’action au cours de la dernière décennie. Il n’est pas possible de prédire le futur en se basant sur le passé, mais cela donne une indication des performances de l’entreprise.

Si le cours de l’action est en constante diminution, cela suggère que les performances de l’entreprise sont décevantes et que celles-ci a des problèmes fondamentaux.

Si, au contraire, le prix de l’action augmente de manière régulière, cela signifie qu’elle est bien gérée. Dans le cas d’Apple, la performance du prix de l’action est excellente et ne fait que croître depuis de longues années. C’est le scénario idéal.

source : Google

3 – L’analyse des éléments financiers

L’analyse des éléments financiers d’une entreprise est l’une des étapes les plus importantes de l’analyse. Personnellement, je regarde les informations suivantes :

  • Le compte de résultat : Revenus, coûts, marges et profits
  • Le bilan : Les ratios d’endettement
  • Les flux de trésorerie : La capacité d’auto-financement

Pour analyser ces informations, j’utilise l’onglet “Elements financiers” de Yahoo Finance. Bien entendu, il existe d’autres supports qui permettent d’analyser ces informations.

Le Compte de résultat : Analyser la rentabilité

Dans l’onglet « éléments financiers », vous tombez par défaut sur le Compte de résultat. Le compte de résultat synthétise l’ensemble des charges et des produits d’une entreprise pour une période donnée, appelée l’exercice comptable (celui-ci court générale sur une année).

La première ligne du Compte de résultat  montre le Chiffre d’affaires total de l’entreprise. Ce sont les sommes qu’elle gagner de la vente de ses produits et services au cours de l’exercice comptable qui vient de se clôturer.

J’aime voir un chiffre d’affaires total qui augmente chaque année, sans interruption. Ici, on voit que Apple a augmenté son chiffre de 5,5% entre 2019 et 2020, ce qui est bien pour entreprise de cette taille. Pour les entreprises à petite et moyenne capitalisation qui sont en phase de croissance, l’investisseur veut voir une croissance beaucoup plus forte, parfois supérieure à 100% !

Ensuite, j’analyse la marge brute de l’entreprise. La marge brute, c’est le profit brut réalisé au cours de l’exercice comptable. Un moyen facile de la calculer est de diviser le Bénéfice brut par le chiffre d’affaires total. Ici, en 2020, Apple a réalisé une marge brute de 38%. Vous pouvez calculer la marge brute des dernières années pour voir si elle reste stable ou, encore mieux, si elle augmente. Une marge brute qui augmente est signe d’une entreprise qui rationalise ses coûts.

Ensuite, je regarde le Bénéfice Net de l’entreprise. Le Bénéfice Net, c’est le profit de l’entreprise. En 2020, Apple a réalisé un bénéfice net de $66,2 milliards, ce qui est énorme. L’idéal, c’est quand le bénéfice net augmente chaque année, sans interruption.

Les entreprises en croissance ont parfois des bénéfices nets négatifs, puisqu’elle investissent beaucoup pour croître. Cela n’est pas la fin du monde, mais l’investisseur veut voir un chemin clair vers la rentabilité. Ainsi, il faut que le bénéfice net négatif diminue d’année en année afin de tendre vers 0 et ensuite devenir positif.

Le bilan : Analyser le taux d’endettement

Le bilan synthétise à un moment donné ce que l’entreprise possède (les « actifs ») et ses ressources (le « passif »). Cette partie des éléments financiers nous permettra d’analyser le taux d’endettement.

Analyser la dette d’une entreprise est très important pour évaluer sa santé financière. Une entreprise très endettée peut rapidement se retrouver en situation délicate si ses ventes diminuent. C’est pourquoi, en règle générale, il est préférable qu’elle ne soit pas trop endettée. Bien évidemment, il existe de nombreuses exceptions, mais en règle générale les investisseurs préfèrent que l’entreprise ait le moins de dette possible.

On analyse la dette via 3 ratios :

  • Current ratio (ratio de liquidité général).
  • Debt Ratio (ratio d’endettement).
  • Debt to Equity Ratio (ratio capitaux empruntés / capitaux propres).

Le Current ratio

Le Current Ratio mesure la capacité de l’entreprise à honorer ses obligations à court terme. On divise les actifs à court terme par les passifs à court terme. Il faut que les actifs soient supérieurs aux passifs. Un Current Ratio acceptable est supérieur à 1 et un ratio idéal est de 1,5 ou plus.

Le Debt Ratio

Le Debt Ratio mesure le niveau d’endettement de l’entreprise : C’est le pourcentage des actifs d’une entreprise qui sont fournis par la dette. C’est le rapport entre la dette totale et le total des actifs. Pour faire cette comparaison, on additionne toutes les lignes où il y a marqué « dette » puis on divise par le total des actifs :

  • Ratio de dette = Dette totale / Total actifs.
    • Dette courante : $13,7 milliards
    • Dette à long terme : $98 milliards
    • 112 / 323,8 = 0,36
  • Ratio dette Apple en 2020 : 0,35

Le ratio d’endettement d’Apple de 0,35. Est-ce bien ?

Il existe beaucoup de facteurs à prendre en compte pour évaluer si la dette d’une entreprise est d’un niveau acceptable ou non : pour quelles raison l’entreprise emprunte-t-elle ? A combien emprunte-t-elle ? Quand doit-elle rembourser ses dettes ? Etc.

Voici donc un repère rapide pour situer le ratio de dette de l’entreprise :

  • BON : Ratio inférieur à 0,4.
  • OK: Un ratio entre 0,4 et 0,6
  • INQUIETANT: Un ratio supérieur à 0,6.

Le Debt to Equity Ratio

Le Debt to Equity Ratio indique la proportion relative des capitaux propres et de la dette utilisée pour finance les actifs de l’entreprise. La formule est Total Liabilities / Shareholder Equity. Plus le ratio est faible, mieux c’est, mais en général un ratio optimal ne doit pas dépasser 2. Le ratio d’Apple est 1,51, ce qui est très bon.

Les flux de trésorerie : Analyser le Cash Flow

Les flux de trésorerie de l’entreprise recensent tous les mouvements de liquidité entrants et sortant pendant l’exercice comptable. En Anglais, les flux de trésorerie s’appellent le Cash Flow.

Pour cette présentation simplifiée, nous nous intéressons au « Flux de trésorerie d’exploitation » et au « Flux de trésorerie disponible ». Ce sont les indicateurs les plus importants de l’analyse financière, puisqu’ils correspondent à la portion liquide de la capacité d’autofinancement. En fait, le cash flow est la capacité d’une entreprise à générer des ressources supplémentaires, sans avoir recours au financement extérieur.

En 2020, le flux de trésorerie d’exploitation d’Apple s’élève à $80,6 milliards. Cela signifie que ses opérations commerciales, financières et d’investissement lui ont rapporté cette somme en 2020.

On voit que les dépenses d’investissement s’élèvent à $7,1 milliards, ce qui donne un Flux de trésorerie disponible de $73 milliards.

Dans l’idéal, ce chiffre est toujours positif et dans un monde parfait il augmente chaque année. Bien sur, les entreprises doivent aussi investir, et ce n’est pas dramatique si ce chiffre fluctue chaque année, comme c’est le cas pour Apple. L’important, c’est que l’entreprise génère beaucoup de cash tous les ans.


DEUXIEME ÉTAPE – Comprendre le Business Model


Si les données financières sont positives, vous pouvez passer à la deuxième étape : Comprendre comment l’entreprise gagne son argent.

1 – Analyser le Business Model

Avant d’investir, il est très important de bien comprendre comment l’entreprise gagne son argent. Comprendre le Business Model est crucial pour bien analyser l’action d’une entreprise.

Pour ce faire, vous pouvez commencer par lire l’article Wikipédia la concernant, ou aller directement sur le site de l’entreprise et accéder à la partie « relations investisseurs » et télécharger la présentation de l’entreprise ou le rapport annuel.

Ces documents là vous permettront de bien cerner l’offre commerciale de l’entreprise et le fonctionnement de son business model. Une fois que vous comprenez le business model, demandez-vous s’il répond à un réel besoin, s’il est facile à répliquer par un concurrent et surtout s’il peut perdurer dans la durée.

Enfin, analysez la diversification des revenus de l’entreprise pour juger de sa pérennité si un des segments connait une crise ou si un concurrent l’écrase dans ce domaine. Une entreprise aux revenus diversifiés sera plus solide qu’une entreprise qui dépend d’une seule source de revenus.

2 – Analyser les perspectives de croissance

Une fois que vous avez bien compris comment l’entreprise gagne son argent, il faut analyser ses perspectives de croissance futures. Après tout, on n’investi pas sur les performances passées, l’investissement est un pari sur l’avenir.

Comment faire ?

On peut commencer en analysant l’industrie dans laquelle l’entreprise opère : est-ce un secteur en croissance ou en déclin ? Quelles sont les prévisions de croissance sur les 5 à 10 prochaines années ? Ces informations peuvent se trouver assez rapidement à l’aide d’une recherche Google. Par exemple, le marché du smartphone est prévu d’augmenter de $179 milliards en 2018 à plus de $290 milliards en 2025. Cela signifie que c’est un marché en expansion, et qu’il y a de la valeur à capturer.

Ensuite, il faut juger si Apple est en mesure de capturer une partie de cette valeur.

Pour ce faire, renseignez vous sur les projets d’Apple. Chance pour vous, Apple tient souvent des conférences pour montrer au monde ses dernières innovations et ses futurs projets. On sait qu’Apple veut développer une voiture électrique et il y a des rumeurs qu’ils veulent développer leurs propres satellites pour avoir une intégration complète avec leurs smartphones, sans passer par des opérateurs historiques. Ils ont beaucoup d’autres projets, et en faisant vos recherches vous pourrez déterminer si cela procurera des revenus et profits supplémentaires à l’avenir.


TROISIEME ÉTAPE – L’analyse concurrentielle


Maintenant qu’on connait la situation financière de l’entreprise, son business model et ses perspectives de croissance futures, il est temps d’évaluer l’industrie dans laquelle elle opère et le poids de ses compétiteurs. C’est indispensable pour analyser l’action d’une entreprise.

Pour faire simple, on identifie les principaux compétiteurs pour chaque produit que l’entreprise vend (du moins, ses principaux produits). Pour Apple, on regarde surtout les entreprises qui vendent des téléphones, des ordinateurs portables et des montres connectées.

On peut comparer les éléments suivants :

  • Performance du prix de l’action au cours des 10 dernières années
  • Eléments financiers (croissance des revenus, marges, bénéfices)
  • Le niveau d’endettement
  • Les flux de trésorerie
  • Le dividende et son historique de croissance
  • Puissance des marques entre elles
  • Parts de marché détenues par chaque entreprise
  • Les perspectives de croissance

Beaucoup d’investisseurs aiment aussi comparer différents ratios financiers pour voir si l’entreprise est potentiellement surévaluée ou sous-évaluée par rapport à ses concurrents. Voici deux ratios très utilisés par les analystes :

  • Le Price to Earnings Ratio (ratio cours/bénéfices) est l’un des ratios les plus populaires : Il se calcule en divisant la capitalisation boursière par le résultat net de l’entreprise. Plus le PER est faible comparé à ses concurrents, plus l’action est considérée comme étant bon marché. Cela dit, un PER élevé peut indiquer que les investisseurs pensent que l’entreprise va croître de façon importante au cours des années à venir.
  • Le Price to Book Ratio (ratio cours / livre) est utilize pour comparer la capitalization boursière de l’entreprise à sa valeur comptable. En règle générale, un P/B en-dessous de 1 est considéré comme un signe que l’entreprise est sous-évaluée (mais une entreprise en difficulté a aussi un P/B faible).

Il existe beaucoup d’autres ratios, mais ces deux là vous permettent de comparer rapidement les entreprises entre elles.


QUATRIEME ÉTAPE- L’analyse du management et de l’actionnariat


La quatrième étape de l’analyse de l’action d’une entreprise est l’évaluation de l’équipe dirigeante.

En tant qu’actionnaire, vous voulez l’assurance que l’entreprise est entre de bonnes mains. Un investisseur célèbre a dit « si le business est assez simple pour être géré par un idiot, un jour il le sera ». Cela veut dire que même les meilleures entreprises peuvent faire des erreurs de casting.

Comment évaluer la qualité du management ?

La majorité des entreprises ont une page sur leur site où elles présentent leur équipe dirigeante.

En parcourant cette page, vous pouvez dans un premier temps voir le profil des dirigeants et juger de leur expérience. S’ils ont un long parcours dans l’industrie et qu’ils ont réalisé de belles choses au cours de leur carrière, c’est très bon signe. Si, au contraire, l’équipe dirigeante est composée de novices sans expérience ou qu’ils ont tous coulé leurs boites précédentes, ou qu’ils sont régulièrement au cœur d’un scandale, c’est très mauvais signe.

Un autre indicateur intéressant est la dilution d’actions. Si l’entreprise émet beaucoup de nouvelles actions tous les ans pour lever du capital, cela peut indiquer que l’entreprise a du mal à s’autofinancer. Les émissions de capital sont justifiées si elles sont occasionnelles, mais beaucoup de dilution est un très mauvais signe.

Enfin, vous pouvez analyser l’actionnariat de l’entreprise.

Qui sont les investisseurs ?

Vous pouvez vois ces informations divers sites internet. Comme on l’a dit en préambule, les grosses société ont un actionnariat plus étendue que les petites structures. Si les actions sont détenues par des grosses institutions, cela envoie le message suivant : l’entreprise a un fort potentiel (les institutions investissent pour gagner de l’argent) mais parfois celles-ci exercent une telle pression pour obtenir une rentabilité qu’à long terme la qualité des produits/services de l’entreprise peut en pâtir.

Si les grosses institutions parient contre l’entreprise (via la vente à découvert), cela peut supposer qu’elles ont identifié des failles qui suggèrent que l’entreprise sera bientôt en difficulté. Bien entendu, les institutions peuvent aussi essayer de manipuler le cours de l’action (on se rappelle tous de l’affaire Gamestop), mais en règle générale il est dangereux de parier contre les grosses institutions.

Ultime point intéressant : les insiders sont-ils en train d’acheter ou de vendre l’action ?

Un insider peut vendre ses actions pour plusieurs raisons : Obligations contractuelles, ventes pour raisons personnelles par ex financer un projet, pour rééquilibrer leurs portefeuilles et se diversifier, etc, mais ils n’achètent pour qu’une seule raison : gagner de l’argent.

Si vous voyez que plusieurs insiders achètent en masse des actions, cela suggère qu’ils estiment l’action sous-évaluée. Si votre analyse valide le fait que l’action est de qualité, ce dernier facteur peut clairement faire pencher la balance en faveur de l’achat.


CINQUIEME ÉTAPE – L’analyse contraire


Une fois que vous avez respecté les 4 premières étapes, il se peut que l’action de l’entreprise vous intéresse vraiment. Pas si vite ! Il reste une dernière étape importante à respecter.

Pour bien analyser l’action d’une entreprise, il faut impérativement passer en revue ses points négatifs.

Parfois, on a tellement envie de croire qu’une action est un bon investissement qu’on minimise les points négatifs relevés cours de l’analyse. C’est une grave erreur et il faut impérativement revenir dessus et se faire l’avocat du diable pour s’assurer que nos convictions sont les bonnes.

Ainsi, mettez vous dans la peau d’un ultra pessimiste qui déteste l’entreprise que vous analysez. Revenez sur chaque point de l’analyse et identifiez tous les points négatifs. Ensuite, faites un tableau avec deux colonnes pour peser le pour et le contre.

Si, après cet exercice, votre enthousiasme est toujours aussi grand, vous pouvez sérieusement contempler l’achat de cette action.



Voilà donc 5 étapes pour commencer à analyser l’action d’une entreprise. Je tiens à rappeler que ce n’est ni la seule ni la meilleure méthode pour analyser l’action d’une entreprise. J’espère simplement qu’elle vous servira de base pour effectuer vos propres analyses.

Quelle est votre méthode pour analyser l’action d’une entreprise ? Laissez un commentaire pour contribuer au débat !


MERCI d’avoir lu cet article.

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Clause de non-responsabilité : Les articles publiés sur ce blog sont le résultat de mes propres recherches et ne doivent pas être interprétés comme des conseils d’investissement ou des recommandations financières. Faites toujours vos propres recherches avant d’investir dans un actif. Au besoin, consultez un conseiller financier professionnel.

Tim Bandou

Tim Bandou

2 commentaires sur “Bourse : Analyser l’action d’une entreprise

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